Evacuation du squat rue du Maine : des solutions doivent être proposées aux familles

Alors que l’évacuation du squat de la Rue du Maine est programmée dans les tous prochains jours, nous avons adressé au Maire d’Angers et au Préfet de Maine-et-Loire un courrier pour leur faire part de la nécessité de ne pas laisser des familles sans solutions et proposer la mise en place d’une cellule de liaisons pour étudier les situations au cas par cas. 

Le 27 juillet, lors d’une cérémonie à la Mairie d’Orléans, Emmanuel MACRON proclamait : « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des hommes et des femmes dans les rues, dans les bois. Je veux partout des hébergements d’urgence. »

Depuis quelques semaines, un camp de fortune s’est installé illégalement rue du Maine, suite à de précédentes expulsions. Si nous sommes conscients des difficultés engendrées, et tout d’abord pour ceux qui y vivent et pour lesquels les conditions d’hygiène ne sont pas acceptables, nous regrettons aujourd’hui que l’expulsion de ce campement ait été décidée sans pour autant qu’aucune solution de relogement ne soit proposée.

Aussi, nous souhaitions vous interpeller et vous rappeler que les personnes concernées sont pour certaines présentes sur le territoire français depuis près de 10 ans, vivent (ou plutôt survivent) légalement en France, ont des enfants dont certains sont nés en France et y sont scolarisés. C’est la raison pour laquelle nous jugeons utile de mettre en œuvre une cellule en lien avec les services de l’état, avec les bailleurs, avec les associations concernées, pour travailler au cas par cas avec chacune de ces familles afin de leur permettre d’enfin accéder à des logements durables et dignes.

Si demain ce campement est évacué sans que ce travail nécessaire soit fait, nous savons tous qu’un nouveau squat sera ouvert et que des familles avec parfois de jeunes enfants, se retrouveront à dormir dehors dans notre belle ville. Quelle que soit la douceur angevine, dormir dehors peut être traumatisant pour un adulte : qu’en est-il pour un enfant ? Un bébé ?

Est-ce acceptable dans notre pays des droits de l’homme de laisser des familles entières à la rue ? Comme Emmanuel Macron, nous pensons que tout doit être mis en œuvre pour que ce ne soit plus le cas et nous savons pouvoir compter sur vous pour traiter cette situation avec le plus d’humanité possible.

Les élus du groupe Aimer Angers