2 ans de mandat : stratégie politicienne et absence de vision d’avenir pour Angers

Jeudi 28 avril 2016 s’est tenue notre soirée de bilan de 2ème année de mandat. Plus d’une centaine d’Angevin-e-s est venue pour échanger sur la politique municipale, sans langue de bois. Les nombreuses questions de la salle montrent une réelle inquiétude quant au vivre ensemble et à la solidarité qui s’étiole progressivement, mais aussi à l’avenir de notre ville.

Après ces deux premières années de mandat, force est de constater que C. Béchu applique une politique de droite dure à laquelle les Angevin-e-s ne s’attendaient pas et qui leur demande beaucoup de sacrifices. Le budget voté en mars dernier préfigure ce qui sera réalisé ou non durant le mandat, et révèle un manque d’ambition flagrant pour notre territoire.

Nous déplorons la nature de ses choix politiques : diminuer les subventions aux maisons de quartier, aux associations de la ville, augmenter les tarifs municipaux (garderie périscolaire, accueils de loisirs, locations de salles, Institut municipal…) en faisant payer davantage les Angevins les plus fragiles va à l’encontre de la ville solidaire plébiscitée pour sa qualité de vie. En sacrifiant de la sorte les mesures sociales, il tente de satisfaire une partie de son électorat et de ses colistiers qui ne comprend pas que l’on dépense autant pour ceux qu’elle considère comme des « assistés ».

De même, faire croire à une situation financière dégradée prouve l’irrespect que porte C. Béchu envers les Angevins. D’autant qu’il sait très bien trouver de l’argent lorsqu’il s’agit de financer des projets pour le centre-ville où se trouve la majeure partie de son électorat : réaménagement de la place du lycée, de l’avenue Jeanne d’Arc, du Bout du Monde, de Saint Serge et de la place Molière. Il en va de même lorsqu’il s’agit de financer des projets chers à la droite (vidéosurveillance, police municipale de nuit, propreté, voirie…) ou encore pour solder ses anciennes dettes du Département (Terra Botanica, Festival d’Anjou, aide sociale à l’enfance…). Les grands perdants de cette équation sont les quartiers.

L’audit financier a conclu à des finances saines, c’est pourquoi Angers devrait investir dans des projets d’avenir. Mais aucune vision globale de développement de la ville ne ressort de ses deux premières années de mandat, ce n’est pourtant pas faute de lui avoir demandé sur tous les sujets. La ville est en train de perdre son avance dans la « concurrence » à laquelle se livrent les territoires pour attirer les investisseurs créateurs d’emplois. Avec la réalisation de la 1ère ligne de tramway, le projet Angers Rives Nouvelles ou encore Gare +, Angers avait gagné sa place parmi les grandes villes. Elle est aujourd’hui en train de la perdre puisque les projets d’envergure tels que la 2ème ligne de tramway ou la rénovation urbaine de Belle-Belle et de Monplaisir sont repoussés, et avec eux les emplois qui auraient pu se créer.