Bruno Goua | Critères d’aides aux clubs amateurs : un changement de cap Bienvenu

Lors du Conseil municipal du lundi 28 janvier 2019, nous avons pris la décision de quitter l’hémicycle lors du débat sur le schéma directeur des paysages angevins pour protester contre la déformation et la manipulation de nos propos et le refus du Maire de nous redonner la parole.

Pourtant nous avions préparé de nombreuses interventions sur différents dossiers à l’ordre du jour pour faire valoir notre position :

Dossier n°19

« Je veux tout d’abord remercier et féliciter tous ceux qui ont travaillé et œuvré pour que le vote de ces subventions soit le plus rapide possible, la trésorerie de beaucoup de clubs étant extrêmement fragile.

Madame l’adjointe, vos paroles ne sont que lait et miel à mes oreilles. Lorsque, lors de ma première réunion de la commission Education/Culture/Sports, vous m’avez regardé dans les yeux pour annoncer que les critères de subventions devaient être revus en prenant en compte le rôle social de chaque club, mon émotion … et ma surprise ont été grandes.

Mon étonnement n’aurait pas été plus grand si, après avoir fait connaître son départ de Sens Commun, M. Roch BRANCOUR avait rédigé un communiqué pour annoncer qu’il se pacsait avec M. Maxence HENRY, le cadeau d’union étant une paire de mocassins.

J’ai toujours défendu cette « discrimination positive », nécessaire et indispensable, et cela ne m’a pas valu que des amis. Lors d’une prise de parole dans cette même enceinte, lors du CM du 28 octobre 2018, je m’étais exprimé ainsi. : « Les clubs qui accueillent le plus de cartes partenaires doivent être plus soutenus que les autres car les bénévoles y sont encore plus esseulés »

L’été dernier, dans des articles de la PQR, je disais, en parlant des critères de subventions : « Les règles du jeu ne sont pas bonnes. Il faudrait revaloriser les clubs qui reçoivent le plus de publics en difficulté » .

Suite à ces articles, certains m’ont voué aux gémonies et souhaitaient a minima m’écarteler en place du Ralliement. Après m’avoir fait couler du plomb bouillant dans le ventre, bien entendu. Sinon ce n’est pas drôle. Vous-même Madame l’adjointe, dans un droit de réponse, m’aviez taxé d’irresponsabilité, aviez parlé de victimisation. Le Président d’Association que j’étais alors s’était promis d’y revenir un jour. A froid et libéré de tout engagement.

Aujourd’hui je ne veux que me réjouir de vous voir prendre une direction qui me semble être la bonne, persuadé que les rencontres, le travail de sape de quelques-uns, la prise de conscience de l’état d’urgence et de fragilité dans lequel se trouvent nombres de clubs guident votre démarche, plus que la proximité désormais pressante des échéances électorales.

Je suis tout à fait disposé à participer et apporter ma modeste contribution à cette démarche, si vous le souhaitez, et si cela ne consiste pas uniquement à déshabiller Pierre pour habiller Paul. L’attente de beaucoup de bénévoles, au bord de la rupture, est grande.

Je vous remercie de m’avoir écouté. »