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Éviter l’ingérable et gérer l’inévitable !

La COP26 s'est terminée par une trahison : un fossé immense entre un constat inquiétant, de belles paroles et un immobilisme des actions. C'est très exactement ce qui alimente la méfiance actuelle à l'égard de la politique et qui nourrit le populisme qui monte. Des paroles insincères, des promesses creuses.


La ville d’Angers et l’agglo sont en première ligne pour agir, au plus proche du quotidien de la population. Elles seront aussi en première ligne demain pour assumer les conséquences des décisions qui ne sont pas prises aujourd’hui.


Seule l’action crédible et déterminée permet de dépasser l’anxiété que peut générer des perspectives climatiques très difficiles.


Nous pouvons et nous devons agir, pour atténuer notre impact sur le climat et adapter notre territoire. C’est pour cela que nous avons déposé un projet de délibération au niveau d’Angers Loire Métropole afin de préciser les actions à mener pour atteindre l’objectif de baisse de 60 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030.


Les assises de le transition écologique étaient l’occasion de démontrer une réelle prise de conscience de la situation actuelle et à venir, et surtout d’agir en conséquence. Les mesures adoptées, si elles peuvent paraitre d’un premier abord positives, ne sont pas à la hauteur des enjeux, elles ne suffiront pas à diviser par 2,5 nos émissions de GES.


Il est donc indispensable que la ville d’Angers et l’agglo établissent une trajectoire précise de la baisse des émissions secteur par secteur. Par exemple, le transport routier représente près de la moitié (45%) des émissions totales du territoire d’Angers Loire Métropole. Sur ce secteur comme sur les autres (chauffage des bâtiments, industries, agriculture …), il faut agir avec force en suivant un calendrier précis et des objectifs année par année. Tracer le chemin, le suivre avec agilité mais sans dévier du cap, agir pour atténuer notre impact sur le climat et adapter notre territoire en mobilisant autour de nous, les autres collectivités, l’État, les entreprises, les associations et les citoyennes et citoyens.


Toutefois, il ne faut pas que le climat cache la forêt. En plus de la crise climatique, nous traversons une crise multiple et systémique : montée des inégalités, pollution, perte de la biodiversité, limites des matières premières, de l'usage des sols, de l'eau, anxiété face à l’avenir, …


C’est donc à un changement de mode de vie auquel nous devons faire face. On ne peut plus continuer à remettre au lendemain des changements qu’il nous faudra faire de toute façon de gré ou de force. Les réformes écologiques doivent se faire dans la justice sociale.


Il a été montré que les 1 % les plus riches de la planète émettent 17% des GES, soit plus que la moitié de l’humanité la moins riche. Un chemin vers un monde durable est possible mais il faut prendre les problèmes à la racine pour vivre mieux dès aujourd’hui et préparer un demain vivable pour tous.


Les élu.e.s de la minorité


Yves AUREGAN, Silvia CAMARA-TOMBINI, Bruno GOUA, Sophie FOUCHER-MAILLARD, Marielle HAMARD, Stéphane LEFLOCH, Elsa RICHARD; Arash SAEDI, Claire SCHWEITZER, Céline VERON

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