• Aimer Angers

Assises de la transition écologique - Politique de transition environnementale - Approbation

C’est un beau catalogue que ces mesures madame la vice-présidente, un gros travail des services. Cependant c’est un peu comme si je me promettais de faire du sport pour perdre du poids tout en dégustant une glace à la terrasse d’un café. Ce catalogue supposerait en effet que nous puissions traduire le discours par des actes. Hélas nous allons voir à travers quelques-unes des décisions que nous allons voter ce soir que nous restons malheureusement scotchés sur des intentions, même s’il faut noter beaucoup de mesures emblématiques dans cette délibération, mesures qui restent cependant à surface des défis.

En effet nous organisons des sondages, nous lançons de nombreuses études, nous envisageons multiples labels et nous ajoutons heureusement quelques équipements spécifiques. Rien cependant qui vient bouleverser une forme de somnolence.

Madame la vice-présidente, hors le tramway initié il y a plus de 20 ans, qui ne peut donc pas être mis à votre actif, il n’y a pas dans cette délibération d’annonce concrètes qui déclencheraient mon enthousiasme, de me dire : alors là chapeau, voilà une franche rupture. Pas même ce territoire intelligent qui ne deviendra rentable en termes de bilan énergétique que dans de très, très nombreuses années, si jamais, d’ailleurs, nous atteignons un jour un soupçon d’équilibre énergétique. Il faut en effet rappeler que l’informatique n’est pas franchement un cadeau en ce qui concerne les énergies grises.

Donc ce que l’on attend avec impatience ce sont des mesures remarquables qui puissent marquer le destin de notre collectivité. Vous savez du genre qui nous engagerait à ne plus construire de parking en centre-ville, à largement étendre les zones piétonnes dans nos centres villes, à multiplier les pistes cyclables, à doubler la fréquence des transports en commun aux heures de pointe, à tripler les lignes de bus pour les villes périphériques, à installer en masse des panneaux solaires, y compris le long du tramway plutôt que d’arroser le gazon, à raisonner en artificialisation brute plutôt qu’en artificialisation nette seul moyen de garantir la reconquête des espaces naturels détruits, à interdire l’usage des néonicotinoïdes et autres produits phytosanitaires dangereux sur toute la surface de notre territoire.

Bien d’autres exemples encore qui pourraient marquer la vraie révolution que j’appelle de mes vœux.

Alors, s’il vous plait, plutôt que de me qualifier de dangereux gourou de l’écologie ou bien même de colporteur de la fin du monde pouvez-vous, un instant, faire l’effort de constater qu’en aucune manière les quelques mesures que je viens de lister supposeraient une régression de notre qualité de vie. J’affirme le contraire et je me tiens d’ailleurs à votre entière disposition pour en faire la démonstration.

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