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Plan d'actions d'usage de l'eau par les services de la Ville d'Angers et d'Angers Loire Métropole

Délibération :

Cahier des délibérations - Plan d'actions d'usage de l'eau
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Annexe :

01 - Plan d'actions
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Intervention de Stéphane LEFLOCH :


J’avoue mon scepticisme pour la définition de niveaux d’alerte en ce qui concerne la gestion de l’eau. En effet, par notre seule faute, nous sommes d’ores et déjà en situation de crise de l’eau et pour longtemps encore. Certain disent en guerre de l’eau. Pourtant visiblement nous continuons à fixer des seuils, des niveaux, qui nous permettent juste de nous maintenir au-dessus du vide de la catastrophe. Il me semble qu’il ne s’agit plus de se maintenir, il s’agit en fait de survivre. Cela commencera par la reconstitution des niveaux de réserve dans les nappes souterraines avec une eau de qualité donc dépourvue de polluants. Voilà un projet de collectivité fondamental. Pourtant il n’y a pas de lendemains qui chantent en matière de climatologie pour le grand cycle de l’eau, Il n’y a pas de recette miracle. C’est donc à nous individuellement et collectivement d’encourager la diminution des consommations agricoles, énergétiques et industrielles mais aussi de revoir ces habitudes de confort qui nous ont longtemps fait croire qu’il suffisait d’ouvrir un robinet pour avoir de l’eau de surcroit bon marché.

Je salue cependant le plan présenté ce soir et les efforts qui seront faits par tous les personnels municipaux concernés. Mais vous l’avez compris, je serais encore plus satisfait si nous nous placions de facto, par notre seule volonté, au niveau 4 de crise pour les deux prochains mois. Cela aurait le mérite de démontrer notre détermination à prendre ce problème à bras-le-corps. Un bel exemple de communication responsable. Au minimum pourrions-nous le faire pour ce qui concerne l’arrosage des pelouses. Il y a d’ailleurs une forme d’ambiguïté dans l’arrosage des pelouses puisque nous sommes censés, comme pour 33 autres départements, ne plus les tondre les pelouses afin de maintenir de la hauteur à la végétation et ainsi préserver le sol de la sécheresse. Donc au moins, sur cette rubrique-là, pourrions-nous faire l’effort de supprimer, dès maintenant, toutes consommations d’eau.

Je veux aussi évoquer le cas des piscines chez les particuliers dans notre ville et dans l’agglomération. Avons-nous un recensement de ces piscines. Nous sommes au niveau 1 vigilance depuis le 13 juin, et tout remplissage est interdit. Y a-t-il eu des dérives déjà constatées et verbalisées par l’OFB ou la DDT. En outre, si nous avons un recensement de ces piscines privées, pourrions-nous envoyer aux propriétaires une note d’information sur cette interdiction de remplissage en justifiant bien entendu cette mesure. Cela aurait le mérite de l’information avant l’éventuelle verbalisation. En compensation de ces interdictions, comme certaines villes le font, peut-être serait-il bénéfique, à titre de test, d’élargir les horaires d’ouverture des piscines publiques tout en diminuant le coût d’entrée afin de satisfaire les amateurs de ce type de rafraichissement.

Concernant l’eau en vrac il nous faudra certainement un jour prochain nous pencher sur l’éventualité d’une tarification incitative comme à Montpellier et Dunkerque sous réserve bien entendu de l’observation de critères sociaux mais aussi sur les conditions de réutilisation des eaux usées pour d’autres usages, pas simplement l’arrosage, voir même dégager des moyens financiers pour accompagner la nécessaire mutation des techniques agricoles locales vers une sobriété en eau.

Enfin, puisque sont évoqués à la fin de ce plan d’action, les mesures nécessaires en cas d’incendies majeurs pour l’accueil des populations, je voudrais avoir une pensée, surement comme vous d’ailleurs, pour les victimes de cette autre catastrophe qu’est un tremblement de terre. Pour celui qui a eu lieu tout proche de nous il n’y a pas eu heureusement de drame de masse, mais cela démontre la fragilité de notre monde face à de tels événements. Peut-être pourriez-vous nous confirmer qu’Angers s’en tire sans dégât matériel cette fois-ci bien qu’il me semble que dans l’esprit de certaines personnes anxieuses il y a eu un choc qu’il nous revient d’apaiser. Avons-nous un plan d’action qui évaluerait l’impact matériel d’un séisme d’un niveau équivalent en intensité sur notre ville, ou bien même qui déclinerait les plans d’assistance en direction des populations potentiellement victimes.

Intervention en vidéo ici

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