• Aimer Angers

Révision Générale n° 1 du Plan Local d'Urbanisme intercommunal

Je dois saluer ici la qualité des documents qui modifient notre PLUi de 2017. Il restera encore à l’adapter au SCOT, mais aussi au SRADET qui ouvre d’ailleurs aujourd’hui son enquête publique, notamment via 3 rendez-vous pour notre département, à la mairie d’Angers les 16 et 29 septembre et le 12 octobre.

Bravo aux rédacteurs et merci à vous les maires, adjoints et conseillers d’avoir contribué à faire aboutir ce cahier de route. C’est un exercice de compromis qui prend du temps, donc qui souffre d’une forme de décalage avec l’actualité, les tendances, les lois et les équilibres politiques.

Je fais donc partie des gens qui se réjouissent de cette première révision qui prend en compte les nouvelles directives de l’État en matière environnementales et qui a le mérite d’organiser l’intégration des communes qui nous rejoignent. Pour autant, le fait de me réjouir des causes de cette révision ne veut pas dire que je sois satisfait de son contenu.

En tant qu’écologiste je souscris à ce que vient de dire Elsa Richard et plus globalement je m’inquiète du manque de détermination de ce PLUi pour anticiper le dérèglement de notre environnement. Il y a encore dans ce document une forme de prudence voire d’attentisme qui ne nous permettra pas de prendre de l’avance face aux dérèglements à venir de notre environnement. Prenons par exemple le cas du coefficient de pleine terre enfin défini dans notre règlement, mais trop bas malheureusement, pour qu’il ait un réel impact, particulièrement en zone UC sur laquelle les enjeux de la perméabilisation des sols sont les plus importants.

Mais ce soir je veux plus particulièrement évoquer le volet déplacement puisqu’il me semble en retrait de ce que nous devrions faire et qu’il ne se substitue toujours pas à un plan global des déplacements argumenté sur la base d’enquêtes prospectives solides et actualisées. Des décisions depuis 2017 viennent impacter notre PLUi d’origine et sont malheureusement reprises dans cette révision avec beaucoup trop de légèreté, car sans concertations préalables. Notamment le sort des échangeurs à l’Est et à l’Ouest d’Angers puisque la disparition de ce potentiel aura un impact considérable, non pas forcément pour les habitants d’Angers, mais surtout pour toutes les communes de la seconde couronne puisque dans le même temps vous allez fortement réduire le flux automobile au cœur de notre ville, le long de la Maine et devant le Château, ce qui est d’ailleurs une très bonne chose.

Saut de page

Nous n’évoquons pas là des échangeurs censés propulser des masses de voiture vers le centre-ville. Ce que nous souhaitons en revanche c’est que ces aménagements facilitent par exemple l’accès à la gare pour la population et non pas facilite l’accès pour la population dans leur voiture. Même constat à l’Est pour l’hôpital. À Venise, Amsterdam et dans tellement d’autre ville on prend l’habitude de laisser sa voiture en périphérie dans des parkings immédiatement accessibles depuis les grands axes routiers. Pourquoi pas à Angers. Libre ensuite aux automobilistes de rejoindre leur destination finale à pied, à vélo ou par navettes.

En conséquence, plutôt que de décréter l’abandon définitif de l’échangeur Saint-Serge dans sa version complète, je vous demande de sursoir le temps de mener les études qui pourraient évaluer l’implantation d’un pôle intermodal d’envergure à ce niveau. Idem à l’Est. De mon point de vue c’est une demande qui a une portée éminemment écologique pour lutter contre les pollutions, le gaspillage énergétique et les pertes de temps dans les embouteillages. En outre cette pause pour étude sacraliserait vos efforts pour renforcer l’attractivité du centre-ville.

Je regrette aussi, dans les documents qui nous sont proposés ici, l’absence de perspective de transport au-delà des terminus du tramway. Sans évoquer un prolongement du tramway, au moins pourrions-nous mettre à l’étude des prolongements par navette sur voies protégées, vers les centres d’intérêt des villes de la première couronne. Ceci pourrait aussi contribuer à faciliter la vie des populations de la deuxième couronne notamment celles et ceux qui travaillent dans le centre-ville d’Angers.

Et bien d’autres points que je pourrais relever encore concernant les déplacements par exemple sur le sujet vélo. Mais aussi sur le logement et le renvoi des populations les plus précaires vers des lieux qui ne les mettent pas dans une situation optimum pour leurs déplacements. C’est pourquoi je m’abstiendrais sur cette révision en espérant que vous puissiez prendre ce vote comme une invitation à aller plus loin sur ces sujets.

Juste enfin un dernier étonnement qu’il n’y ait pas une OAP sur la zone académie qui s’intercalerait entre l’OAP pôle gare et l’OAP cœur de ville, car à coup sûr, nous aurons beaucoup à dire et à faire à ce niveau.



Intervention de Stéphane LEFLOCH

- Conseil d'agglomération du 13 Septembre -

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