• Aimer Angers

Projet alimentaire territorial 2030 -Feuille de route et programme d'actions

Vaste ambition effectivement, comment garantir une alimentation saine et accessible sans impacter notre espace naturel et cela tout en en réduisant au maximum l’impact des logistiques d’approvisionnements. Donc nous avons ce catalogue de mesures, toutes cohérentes, en phase avec notre temps, fruit d’un travail intense des élus et des techniciens.

Félicitations en conséquence pour avoir su faire aboutir ce programme.

Pour autant, la taille de ce travail impose cette présentation générale qui ne permet malheureusement pas de préciser la richesse des actions que vous envisagez. Difficile dans ces conditions d’en juger les impacts pour atteindre les objectifs visés. Pas possible également de se faire une idée sur le budget de 200 00 euros que vous nous demandez de valider. C’est une somme qui me semble très basse au regard des ambitions affichées, donc je pense utile que vous puissiez nous éclairer sur la détermination de cette somme ainsi que sur son utilisation.


Je souhaite aussi revenir sur un des sujets abordés dans ce document puisqu’il apparait que 140 exploitations agricoles n’ont pas encore trouvé de repreneur sur les 469 recensées sur notre territoire. Plus d’un quart tout de même. En outre l’âge des exploitants ne nous incite pas à l’optimisme. C’est malheureusement une tendance nationale. Pourtant, sans ces éleveurs, ces agriculteurs, ces maraichers, ces vignerons notre Plan Alimentaire ne pourra pas fonctionner. C’est une évidence.


Vous nous indiquez que vous avez l’intention de renforcer la formation du public Non Issu du Milieu Agricole. C’est effectivement une action à entreprendre urgemment, en liaison avec les filières de formation existante, mais aussi via le développement de nouveaux accompagnements qui mobiliseront certainement des moyens financiers et matériels considérables. Il s’agira aussi de redonner confiance aux professionnels de cette filière économique en les aidant à sortir du triptyque mécanisation, mono culture, intrants chimiques qui les déboussolent et laminent leurs marges.


Sans doute y a-t-il là, l’explication partielle de la démobilisation inquiétante que nous observons chez ces professionnels. Pouvez-vous en conséquence préciser les mesures que vous comptez prendre spécifiquement pour contribuer à solutionner cette situation et consécutivement le budget que vous comptez dédier à ce sujet.


Stéphane LEFLOCH

- Conseil d'agglomération décembre 2021 -

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