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Projet de création de ZAC - Secteur de la Baratonnière à Avrillé - Modalités de mise à disposition

Je rappelle en préambule qu’il y a une heure nous avons pris, une fois de plus et unanimement l’engagement solennel de contenir l’étalement urbain. Cela ne doit donc pas rester un discours d’intention. Nous devons maintenant passer aux exercices pratiques. Cette délibération est en quelque sorte la traduction de ce que nous ne pouvons plus faire, même si vous ne manquerez pas une nouvelle fois de faire appels aux chômeurs des quartiers sensibles pour justifier votre contradiction avec le vote d’il y a une heure. Sachez cependant que vous n’avez pas le monopole du bon sens économique. Nous sommes, nous aussi, très attentifs à la bonne marche de nos entreprises mais à la différence de vous apparemment, nous faisons confiance à nos industriels, nos commerçants, nos sociétés qui savent agir avec mesure et imagination lorsqu’elles veulent s’agrandir tout en s’inscrivant dans une démarche de transition écologique. Une simple modernité dans la compréhension des enjeux.

Alors que s’est-il passé lors de la concertation de notre collectivité avec MEGGIT. Je ne veux pas, je ne peux pas croire qu’il y a eu un ultimatum du genre : donnez-moi ces 10 hectares précisément sinon on fiche le camp. Alors, avons-nous cédé à la facilité en se disant qu’après tout il fallait trouver le moyen de solder ces 15 hectares inscrits dans notre réserve foncière. Il y avait pourtant d’autres solutions par exemple zone du Buisson où 5 hectares peuvent être recomposés, ou dans l’immense zone océane ou bien même et c’est une nouveauté sur les 15+15 hectares de Thomson et ne me dite pas, concernant cette dernière hypothèse qu’il y a un problème de temporalité, cela serait de la langue de bois et en matière d’urgence climatique cela conduit directement à l’immobilisme.

Dans la communication institutionnelle affichée par MEGGIT pour relever les défis de la transition écologique avez-vous surtout envisagé avec eux des solutions transitoires pour leur permettre de réaménager leur site actuel sans rupture. Car en fin de compte cet industriel souhaite bénéficier à terme de 14 500m2 bâti alors qu’il dispose actuellement de 9 500 m2. Or cette entreprise est implantée sur un espace de 3,4 hectares et pourrait donc largement héberger son activité, y compris en envisageant d’éventuelles extensions, à la condition cependant de concevoir une architecture éco-responsable. Je prends d’ailleurs l’exemple et ce n’est pas mon habitude d’évoquer la modernisation récente du Super U de Beaucouzé qui a doublé sa capacité de parking et largement augmenté sa surface de vente sans empiéter sur les espaces naturels alentour et sans solliciter d’aides particulières des collectivités.

Nous savons que reconstruire sur l’existant, cette idée de ville circulaire, coûte cher, aussi cher que de construire un nouveau bâtiment en rase campagne. Le super U que je viens de nommer a d’ailleurs annoncé avoir autant dépensé pour se moderniser que s’il avait construit un nouveau bâtiment. Nous connaissons les conséquences des engagements que nous prenons, et dans ce cas précis il me semble donc qu’il y avait une autre façon de procéder, et nous avons encore le temps de réagir.

Même si nous sommes opposés à ce projet nous nous abstiendrons sur le contenu technique de cette délibération car il n’est pas question de remettre en cause le principe de concertation exposé ici.

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