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Soutien à la construction de logements locatifs

Délibérations :


Délibération - Soutien à la construction de logement locatifs
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Intervention de Bruno GOUA :


Nous voterons pour cette délibération, nécessaire.


Cette délibération, comme la précédente, est un aveu, le constat d’une faillite. L’incapacité des politiques à remplir un besoin fondamental : permettre à chacun de se loger, dans de bonnes conditions.


La crise du logement n’est pas récente. Depuis plusieurs décennies, Les prix des logements augmentent plus vite que les revenus. Cette déconnexion, cette dé-solvabilisation, l’INSEE l’estime à 37%. Aujourd’hui le coût du logement représente 32% des revenus des ménages.

En 2013, des élus aujourd’hui en responsabilités faisaient ce constat :



Qui oserait dire que la situation s’est améliorée depuis, 10 ans après ?


Expliquer la crise du logement par la hausse des taux d’intérêt depuis 2022, c’est faire une erreur de diagnostic. Cette hausse des taux est simplement l’allumette qui vient embraser une situation explosive.


La crise n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle. On pourrait l’expliquer par la métropolisation, par la démographie, par la sociologie, la baisse du nombre de personnes par ménage. Mais aussi par la spéculation, une politique d’argent pas cher et l’allongement de la durée des crédits.


Ce n’est pas depuis 2023 que des millions de ménages sont mal logés, c’est depuis 2023 que les politiques ont compris qu’il y avait une crise grave. Ils n’avaient pas vu la crise sociale du logement, c’est l’apparition de la crise économique du secteur qui les a réveillés.


Ils sont plus émus par les difficultés, réelles, du secteur de la construction, qu’ils ont été affectés par les difficultés de logement de plusieurs millions de personnes, qu’ils sont sensibles aux centaines de milliers de personnes qui dorment dans la rue.


Ces dernières années, le principal responsable de cette crise habite à Paris. Les gouvernements depuis 2017 se sont au mieux désintéressés du logement, au pire ont supprimé ou amendé des mesures qui le soutenaient. Les premières décisions prises par le gouvernement Attal n’augurent rien de bon : détricotage de la loi SRU, nomination d’un Ministre du logement libéral.  Gabriel ATTAL parle de créer 30 000 logements en 3 ans, un chiffre ridicule bien loin des enjeux. Ce gouvernement parle beaucoup de réarmement mais il utilise des balles à blanc.


Cette crise du logement n’est pas une exception angevine. Les leviers pour la résoudre ne dépendent pas tous des élus locaux. En revanche, faire le maximum est une nécessité. Faire le maximum c’est ne pas revendre un logement public de plus de 300m2 à un couple plutôt que d’y aménager plusieurs logements, faire le maximum c’est privilégier la construction de logements abordables, toujours, sans exception.


C’est construire, en respectant les contraintes. C’est faire preuve de courage politique, lorsque des oppositions de riverains voient le jour, aboutissant à un renoncement, ou parfois, au remplacement anachronique d’un projet d’immeubles collectifs par la construction de maisons individuelles, mieux acceptées.


Nous allons voter cette délibération, nous n’aurons pas la même position que ces élus angevins qui disaient en 2013.



Retrouvez son intervention en vidéo ici

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