Rose-Marie Véron | Fin de la ludothèque angevine : un choix politique que nous déplorons

Lors du Conseil municipal du lundi 28 janvier 2019, nous avons pris la décision de quitter l’hémicycle lors du débat sur le schéma directeur des paysages angevins pour protester contre la déformation et la manipulation de nos propos et le refus du Maire de nous redonner la parole.

Pourtant nous avions préparé de nombreuses interventions sur différents dossiers à l’ordre du jour pour faire valoir notre position :

Dossier n°14

« Monsieur le Maire, Madame l’Adjointe, chers collègues,

Nous allons voter cette subvention.
Nous allons voter cette subvention qui acte la fin de la ludothèque angevine.
Nous allons la voter avec …un pincement au cœur et de la colère.
Quel gachis !

– 2 personnes licenciées – deux personnes qualifiées spécifiquement au métier de ludothécaire
– Des bénévoles engagés, volontaires, déçus, peinés et stressés par cette fin douloureuse
– 400 familles impactées par cette décision

Après la fermeture de la structure située à Monplaisir il y a deux ans, c’est la fermeture de celle de la Roseraie en 2019. C’est la fin de la seule ludothèque associative angevine.
Je m’étais exprimée lors du dernier conseil municipal en décembre sur les inquiétudes, sur cette « triste histoire des jouets de Noël ».
Vous étiez absente Madame l’adjointe, mais j’avais questionné sur vos orientations et vos suggestions de diminuer les ouvertures publiques, de supprimer les jeux chronophages en gestion, de licencier des salariés pour les remplacer par des bénévoles… ce qui était le sens même du projet associatif et la raison du succès de cette ludothèque.

J’avais exprimé nos inquiétudes sur la fermeture annoncée de la ludothèque et c’est aujourd’hui une réalité. La ludothèque angevine va bien fermer ses portes en janvier 2019.

Nous ne cessons de répéter que les associations sont une richesse sur nos territoires, qu’elles contribuent à la vie sociale, à la lutte contre l’isolement, à la cohésion sociale et qu’elles sont sources d’emplois.
C’était une valeur ajoutée que de disposer sur notre territoire de ludothèques municipales et d’une ludothèque associative employant des salariés.

C’est un véritable choix politique de ne pas avoir soutenu cette association. C’est un choix que nous déplorons, que nous ne partageons pas.

C’est une vraie différence entre nous. »